Friday, 21 July 2017
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Eurobaromètre: Amélioration de la confiance des citoyens dans l’UE

Selon une enquête réalisée à la demande du Parlement européen, la confiance des Européens dans l’Union européenne est en hausse. Pour la première fois, la majorité absolue des sondés estime que l’appartenance à l’Union européenne est une bonne chose, et une part toujours croissante estime que sa voix est prise en compte au niveau européen. Les valeurs de démocratie et de liberté ainsi que la monnaie unique sont vues comme les principaux éléments de l’identité européenne. Il ressort également de cette enquête que les Européens connaissent mal le fonctionnement institutionnel de l’Union européenne. Beaucoup d’entre eux estiment qu’ils auraient plus de motivation à participer aux élections européennes si la nomination du président de la Commission européenne était davantage politisée… (Lundi, 10 septembre 2012 – numéro 546)

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Les principaux enseignements

Malgré cette situation de crise et un climat politique très controversé qui l’accompagne, il ressort de cette enquête que les Européens sont loin de se détourner de l’UE, même s’il est vrai que cette conclusion doit être nuancée par une analyse détaillée pays par pays. L’image de l’UE s’améliore aux yeux d’une majorité d’Européens. De plus, et pour la première fois, une majorité absolue se dégage pour dire que l’appartenance à l’UE est une “bonne chose”. Toutefois, il convient de souligner que la majorité des personnes interrogées pensent toujours que leur voix “ne compte pas dans l’UE”, bien que l’on observe une nette augmentation de ceux qui, au contraire, pensent que leur voix compte dans l’UE. Signe encourageant dans ce sens, ils sont près de trois cinquièmes à estimer que la meilleure façon de faire entendre leur voix consiste à voter aux élections européennes.

Interrogés sur l’identité européenne, les Européens considèrent que les “valeurs de démocratie et de liberté” ainsi que “la monnaie unique, l’Euro” en sont les principaux éléments, loin devant tous les autres.

Quant au sentiment d’identité qu’éprouvent les personnes interrogées, on observe, sur une période d’un an, une augmentation du nombre d’Européens qui se réclament, dans un futur proche, d’une identité “nationale uniquement” et une diminution de ceux qui se voient à la fois “National et Européen”. L’année 2013 sera celle de la citoyenneté européenne. Pour les Européens, les facteurs qui renforceraient le plus leur sentiment de citoyenneté européenne sont avant tout: un système de protection sociale européen harmonisé, la liberté d’installation dans le pays de son choix au moment de la retraite pour y toucher sa pension ainsi que la reconnaissance des diplômes nationaux sans nouvel examen.

Comme lors des précédentes enquêtes, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est largement en tête des priorités que les Européens veulent voir défendues par le Parlement européen. Et, plus spécifiquement sur les mesures à prendre pour combattre la crise, ils citent devant tous les autres thèmes l’emploi et la lutte contre le chômage. 

A la lumière des résultats, il n’est certainement pas trop fort de parler de méconnaissance institutionnelle. Tout d’abord, les Européens n’en savent que “très peu” sur le fonctionnement de l’UE et de ses institutions. Ils sont plus d’un tiers à ne pas pouvoir citer trois institutions européennes qu’ils connaissent. Dans ce contexte de méconnaissance, on notera cependant que le Parlement européen est l’institution la plus citée par les répondants. En effet, plus de la moitié d’entre eux cite avant tout le Parlement européen, près d’un tiers la Banque centrale européenne et un quart la Commission européenne. A ce résultat s’ajoute le fait que plus de la majorité absolue des Européens considère que le Parlement européen est l’institution qui “représente le mieux l’Union européenne. Enfin, plus des deux tiers considèrent toujours que le Parlement européen joue un rôle important dans le fonctionnement de l’UE, bien qu’en légère diminution depuis un an.

Etonnamment, un quart des Européens connaît déjà la date des prochaines élections européennes de juin 2014. A ce propos, une innovation fondamentale du Traité de Lisbonne a été testée auprès des personnes interrogées, il s’agit du nouveau mode d’élection du Président de la Commission européenne. Les Européens seraient-ils plus incités à se rendre aux urnes qu’aujourd’hui “si les grandes familles européennes présentaient, sur la base d’un programme commun, un/une candidate au poste de Président de la Commission européenne”? C’est avec surprise que l’on observe que plus d’un répondant sur deux se sentirait effectivement davantage incité à se rendre aux urnes en juin 2014. Ainsi, ils pourraient avoir le sentiment de participer ne fut-ce qu’indirectement à l’élection du Président de la Commission européenne.

Pour visualiser l’étude complète, cliquez ici.
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