Sunday, 23 July 2017
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Le modèle social européen en émergence, un atout face à la crise

Dans un contexte où la crise de la zone euro entraîne des conséquences sociales évidentes, la Fondation Robert Schuman publie ce texte qui, partant de la diversité des modèles sociaux nationaux, s’interroge sur l’émergence d’un modèle social européen.

Cette question est abordée dans une perspective comparative et globale. Au-delà des trois types classiques de modèles sociaux – continental, anglo-saxon et nordique -, un modèle social européen commun est en formation. Le pacte pour l’emploi, un cadre commun pour le dialogue social, les normes communes des entreprises européennes en témoignent. Ce modèle social européen doit devenir, au plus vite dans le contexte actuel de la crise, un atout pour l’Europe.

INTRODUCTION
La dimension sociale de l’Europe est souvent oubliée; ou bien elle est réduite à l’action de la Commission européenne. Or, si la Commission a un rôle évident et important, la dimension sociale de l’Europe doit être définie dans une perspective plus large. Dans chacun des pays européens, l’histoire sociale s’est construite à partir d’une combinaison de conflits et d’innovations avec, dans les deux cas, des négociations pour trouver des solutions adaptées et, ainsi, pour définir des normes sociales. Partout les gouvernements ont joué un rôle de régulation mais ces interventions législatives nécessaires ont le plus souvent suivi l’action des « partenaires sociaux »: syndicats, entreprises, branches, régions, etc. Il y a eu de fait une autonomie du champ social qui n’est pas née de la sphère politique ; la démocratie sociale ne s’est pas identifiée à la démocratie politique parlementaire. Il en va et il en ira de même pour l’Europe.

L’EUROPE ET LE SOCIAL : L’UNITÉ DANS LA DIVERSITÉ

Mais peut-on considérer l’Europe comme un tout ? Beaucoup d’auteurs ont décrit les différents modèles existants : continental, méditerranéen, anglo-saxon, nordique. Et il est vrai qu’il existe des différences significatives entre les pays de même qu’il en existe entre entreprises, secteurs ou régions ; le mode de structuration des syndicats, les structures industrielles, les niveaux de décentralisation sont d’ailleurs le legs évident de ces histoires différenciées. Mais ce découpage rend de moins en moins compte des avancées et des innovations car celles-ci sont d’abord des réponses aux questions nouvelles et largement communes. Autrement dit, s’il n’est pas question de nier les histoires, cultures et traditions différentes, il faut aussi voir, et c’est le plus important, ce qui est en train de se construire sous nos yeux : un modèle social européen fondé sur une histoire spécifique, une approche originale, une culture commune. Un modèle qui peut être un atout face à la crise.

– Vous pouvez lire la suite et la version intégrale de cet article gratuitement directement sur le site original.

par Yves Barou, Conseiller social du Fonds stratégique d’investissement (FSI)

Question d’Europe, n°248
16 juillet 2012
 

Retrouvez l’ensemble des publications de la Fondation Robert Schuman sur le site:

http://www.robert-schuman.eu/

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